23/01/2009

quelques clichés...

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 Voici deux livres de géographie, anciens manuels scolaires, qui ont sûrement influencé des générations, et été à la base des clichés qui subsistent encore dans l'esprit des hommes et des femmes des générations qui ont vécu l'indépendances des pays d'Afrique.

Combien de générations faudra-t-il encore pour les faire disparaître?

 

 "Géographie générale" de Gallouédec et Maurette, publié en 1931, par les éditions Hachette, à Paris....ce manuel de la génération de mes parents était destiné à la classe de seconde.

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 Celui ci, "La géographie par l'image et la carte", manuel destiné au degré moyen des écoles primaires a été publié par les éditions La Procure, en Belgique. Il date des années 195O...Il ressemble bien à celui que j'ai dû utiliser...Je me trouvais au Congo Belge à cette époque, donc, les rares petites congolaises de ma classe devaient l'utiliser aussi!

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13/01/2009

"Notre Congo" Histoire belge...

Je recherche et trouve parfois dans les brocantes des livres de géographie anciens.

Celui dont je vous présente quelques pages fut un jour dans les mains de mon grand-Père, à l'école primaire.

Ca n'explique pas tout....bien sûr, mais cela m'a permis de comprendre certaines positions de mes grands parents et même de mes parents, sur la "géographie humaine"!...Et leur peur de ces cultures du bout de leur monde.

Cette peur est à la source de certaines positions que l'on qualifie aujourd'hui, avec raison, de "raciste".

N'oublions pas qu'à l'époque, rares étaient ceux qui voyageaient plus loin que la ville la plus proche, les jours de marché...

C'était bien avant les Congés payés!!!

Le livre date de 1891.

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Nous sommes dans cet "avenir" dont parle la fin de la "leçon" et je ne ressens pas d'honneur, personnellement en regardant l'oeuvre de la colonisation!!!

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22/08/2008

Léopold le sanguinaire...

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En allant au cinéma avec Fantin, mon dernier petit fils, au détour de la rue des fossés, au pied de l'église Sainte Elisabeth, j'ai eu la surprise de rencontrer un artiste qui n'a pas la langue en poche: Michel Jamsin.

Il exprime en quelques mots et dans sa sculpture ce qui est au fond de mon coeur chaque fois que je passe à cet endroit.

Je partage avec toi ma découverte

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28/02/2008

De Coquillhatville à Mbandaka

A la demande de plusieurs de mes visiteurs, voici quelques renseignements complémentaires sur la ville de Mbandaka:


Mbandaka, anciennement Coquilhatville, est une ville moyenne de la République Démocratique du Congo, située 0°3'49'' LN et 18°16'40'' LE. Avant la colonisation qui y démarre en 1883 (Equateurville, à 5 km du centre actuel), l'endroit était un conglomérat de plusieurs villages de terriens et de riverains, faisant partie de l'ethnie mongo. On estimait la population en 1991, la périphérie comprise, à 140.000.

La configuration géographique de Mbandaka en fait un carrefour important. Ainsi, traditionnellement, c'était déjà une plaque tournante de toute une activité économique. On peut comprendre que l'occupant ait voulu s'emparer le plus vite possible de ce site stratégique.

Mbandaka est subdivisée, depuis 1958, en deux communes, Mbandaka et Wangata qui comprennent chacune 10 quartiers. Les quartiers les plus anciens sont Mbandaka I, Ikongowasa, Basoko et Mbandaka II

Chacune des deux zones de la ville de Mbandaka dispose d’un grand marché : celui de Basoko (av. pêcheurs, pour la zone urbaine de Mbandaka, et celui de Mbandaka II (avenue Itela, pour la zone urbaine de Wangata).

 

La plupart des quartiers comptent aussi des wenje (petits marchés) . Des produits variés s’y vendent, mais quelques-uns sont spécialisés, tels Ekunde en manioc, Secli-Wengi en poisson, Bamanya en bois. Les fruits, les cigarettes, le pain, parfois les chikwangues se vendent hors des marchés : des vendeurs installent qui une chaise, qui une table à cet effet aux coins des plus larges avenues stratégiques (Yasanyama, Mbole, Mundji, Ipeko, Révolution, Itela, Motomba, Bonsomi, Eala, Bayekoli, Mobutu, Lumumba et bien d’autres). Les points de vente sont mobiles, dépendant de l’autorisation des propriétaires des parcelles ; le soir tombé, on peut se déplacer vers des rues éclairées, au centre-ville, comme on peut rester sur place se contentant de l’éclairage d’une lampe-tempête.

Vous pouvez trouvez des photos de ces marchés et du centre actuel de la ville dans des messages précédents.

Pour plus de renseignements sur la période de l'arrivée des colonisateurs et sur l'accueil qu'ils ont reçu, je vous conseille le site de AEQUATORIA où j'ai puisé la plupart de mes informations. Je les en remercie chaleureusement.

 http://www.aequatoria.be/French/CoqRestCollab.html

Dans le centre, les traces de l'époque coloniale sont encore visibles. Le long des larges rues, de jolies maisons de style colonial et des bâtiments administratifs non entretenus.

Quarante ans de déclin et les pillages successifs n'ont pas aidé à la conservation.

Voici quelques photos d'époque puisées sur le net. 

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Quartier des administrations
 

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                       Vue du ciel


 

cité africaine

 Quartier réservé aux africains

L'administration congolaise occupe une grande partie de ces bâtiments et les villas coloniales sont occupées par les ONG qui travaillent sur place, le personnel de la MONUC, et les bureaux des différents organes des Nations Unies (UNICEF, PNUD, PAM, ONUSIDA, OMS, .....). Les ONG et les agences de l’ONU effectuent des travaux de réhabilitation à leur propre compte.

La venue des ONG et de la Monuc a fait grimper le prix de vente ou des loyers à une échelle qui ne permet plus aux africains de souche d'y prétendre.

La plupart des habitants africains ont construit leur maison dans les quartiers situés autour du centre-ville.

  

09:45 Écrit par Marinou dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |