15/11/2011

enfants du Burkina

Quel plaisir que celui de photographier les enfants! Toujours le même éclat dans leurs yeux, qu'ils soient du Nord ou du Sud!  Quelle leçon de bonheur ils nous donnent...

Voici des enfants de Ouagadougou

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20/07/2011

le baobab

J'éprouve une réelle fascination pour le baobab...

Le Baobab est un arbre mythique et chargé d’histoire, symbole de paix, de non-violence et de longévité.

le baobab n’est pas un arbre ordinaire, de par ses "mensurations" hors normes et la place qu’il occupe au cœur des cultures et croyances du Sahel. Le baobab est aussi appelé "l'arbre magique", "l'arbre pharmacien", "l'arbre de la vie", "l’arbre à palabres", "l’arbre à l’envers" ou encore "l'arbre sens dessus dessous".

Il est considéré comme l’arbre le plus utile du Sahel : il est utilisé pour soigner, pour cuisiner ou encore confectionner des outils, des cordages.

Toutes les parties du baobab - racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines - sont utilisées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles ou artisanales en raison de leurs nombreuses vertus.

 

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Les fruits du baobab sont une source importante de vitamine C (6 fois plus qu’une orange !), analgésiques, anti-diarrhéiques, anti-dysentériques et sont utilisés dans le traitement de la variole et de la rougeole.

Les feuilles, riches en fer et calcium, sont utilisées en compresses ou tisanes.

Les graines contiennent 15% d'une huile riche en acides gras essentiels qui est utilisée dans l'alimentation et en cosmétique. Cette huile est plus riche en protéines que celle d'arachide et elle soulage les douleurs provoquées par les brûlures.

Les coques des fruits, appelés "pains de singe" sont utilisées comme assiettes, plateaux, pour fabriquer des bijoux.

La partie interne de l'écorce contient une matière fibreuse utilisée pour la fabrication de cordages, cordes pour les instruments de musique, paniers, filets, fils de pêche, fibres pour tissus,… Les baobabs ont une capacité remarquable à se régénérer : les prélèvements d'écorce sont très rapidement cicatrisés et une nouvelle écorce se forme.

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Et surtout, le baobab possède une énorme valeur culturelle, sociale et symbolique.

Gardien de la vérité, il peut être utilisé comme "détecteur de mensonges" : lorsqu’une de vos paroles est mise en doute, jurez sous le baobab !

Le baobab est également au cœur de rituels concernant la naissance ou la mort. Il existe des rituels autour du baobab pour faire venir la pluie ou encore pour qu’une femme qui n’arrive pas à avoir d’enfant tombe enceinte. Il sert aussi d'arbre à palabre.

De nombreuses légendes sont construites autour du baobab, souvent les mythes de fondations de villages, de villes ou de royaumes, comme celle de Dakar, au Sénégal.

Le baobab peut vivre plusieurs centaines d’années, jusqu’à 1000 ans et parfois au-delà.

Il est généralement plus large que haut : certains baobabs atteignent 25m de hauteur, mais il est surtout connu pour la circonférence exceptionnelle de son tronc qui peut atteindre 30m !

Le baobab est en outre très bien adapté aux conditions climatiques extrêmes des zones dans lesquelles il vit : arbre « succulent », il est capable d’emmagasiner suffisamment d’eau-jusqu’à 100 000 litres !- dans son tronc pour survivre à de longues périodes de sécheresse, ce qui permet à beaucoup de communautés sédentaires et de tribus nomades de survivre, même en étant loin de tout point d'eau.

            

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 J'étais au Burkina en saison sèche...Les baobabs avaient donc perdu leurs feuilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/07/2011

les crèches de Noël

                  

                                              On retrouve dans l’éventail de modèles représentés tant des répliques des plus grandes cathédrales que des petites bergeries pouvant suggérer celle dans lequel Jésus vit le jour. Ainsi, la sobriété d’une crèche familiale peut côtoyer à quelques mètres le grandiose de celle du voisin. Un véritable phénomène artistique et social qui mériterait bien un bouquin.

 

Les enfants participent toujours à leur édification, mais les idées et techniques de constructions viennent plutôt de leurs grands frères ou de leurs parents. Souvent, les crèches de l’année précédente disparaissent à l’approche du mois de décembre au bénéfice d’une autre, neuve, qui fera la fierté de la famille.

 

En voici encore quelques unes:

Les plus modestes d' abord...

 

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et voici les plus élaborées...

 

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Elles sont comme un souhait de “Bonnes Fêtes” pour tous les passants.

 

 

 

 

 

20:03 Écrit par Marinou dans photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : burkina faso, crèches, noël, ouagadougou |  Facebook |

17/07/2011

Burkina Faso, le pays des hommes intègres

 

Cela fait plus d'un an que je ne suis plus venue sur mon blog....Ce n'est pas une question de temps...Mais je pense que la mise à la pension y est pour quelque chose....On se retrouve tout à coup avec plein de temps devant soi et l'on bourre son agenda à ne plus avoir une minute à soi...Ou on glande gentiment en se disant " qu'il est bon de ne rien faire!"

Cependant on continue à le visiter er ce matin, un commentaire m'a surprise et m'a encouragée à reprendre la plume...Ou plutôt le clavier!

Un des posts les plus visités est "sur la route de Bikoro" qui date de 2008. Mon visiteur a mis un commentaire en espérant que les gens de sa région, de sa famille le lisent et puissent le contacter...Mon blog est donc devenu un lieu ou des personnes qui se sont perdues de vue se retrouvent!!! Quelle belle récompense pour moi...J'étais touchée et vraiment heureuse.

Je suis allée au Burkina du 21 décembre 2010 au 21 janvier 2011.

Une fuite sans doute...Pas besoin ainsi de "fêter" mes 60 ans et ma mise à la retraite!!!!Clin d'œil

J'ai ramené un tas de photos de ce pays fantastique et je pense qu'il est temps de les partager!

D'abord une carte du Burkina pour que vous vous situiez mieux.

 

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Je suis donc arrivée à Ouagadougou, invitée par mon amie Thérèse, le 21 décembre...

Nous nous sommes installées chez elle, dans un quartier pas trop près du centre, au Nord de la ville. 

Le lendemain, je me promenais dans le quartier avec mon appareil photo...Nous étions à la veille des fêtes de Noël et, à ce moment de l'année,  toute la ville est envahie par  les crèches.

Celles-ci sont installées devant les maisons, sur la rue et rivalisent de recherche arhitecturale et d'imagination...

En voici quelques unes:

 

 

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 En voici une présentée par son concepteur et constructeur!

 

 

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Je posterai les autres plus tard...Il faut que je voie ce que cela donne, c'est la première fois que j'utilise le nouveau système!!!

 

 

28/05/2010

Kribi...Le paradis!!!

 

J'ai fait un trop court séjour à Kribi....Kribi est la station balnéaire  du littoral, près de l'embouchure de la Lobé. Port de pêche important Kribi se développe depuis l'implantation du terminal du pipe-line qui achemine le pétrole du Tchad depuis le nord du pays. La construction d'un port en en eaux profondes est en projet au sud sur la route de Campo, ce qui n'est pas sans contradiction avec les enjeux écologiques de la région.

Le voyage en car ne fut pas des plus confortable...Mais cela valait réellement la peine...

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J'ai revu avec bonheur les chutes de la Lobé...C'est vrai que si le paradis existe, cela doit être proche de cela...

La piste jusqu'aux chutes peut se faire  en mobylette, ce qui permet de profiter du paysage et de l'ambiance des villages... 

 

 

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Les chutes de la Lobé se trouvent au sud du Cameroun, situées à sept kilomètres de Kribi.

La Lobé se jette dans l'ocan Atlantique par des chutes spectaculaires de plus de 300 mètres de large en période des pluies, elles sont uniques au monde par le fait que le fleuve Lobé se jette directement dans la mer... Le lieu est en voie de classement au patrimoine mondial par l'Unesco.

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01/05/2010

premier mai, un bouquet

En ce premier mai...Plutôt qu'un bouquet de muguets, je t'offre un bouquet de sourires...

Bonne fête

 

Voici Fanny, dites "Ma mémé"

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Grace Lynn et Luc-Nathan,

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Et Morena!

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11:56 Écrit par Marinou dans photos | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : afrique, cameroun, yaounde, enfants d afrique |  Facebook |

29/04/2010

retour aux sources

Waouh!!!!

Cela faisait longtemps...

Hibernation oblige....Clin d'oeil

Il fut long cet hiver, très long...Je suis partie au Cameroun pour le clôturer en beauté.

La soeur de mon fils Koul se mariait....j'en ai profité pour me re-sourcer, dans tous les bons sens du terme.

Quel plaisir de retrouver les senteurs, les couleurs et la chaleur africaine.

Je vais quand même joindre quelques photos...

Le Cameroun a changé depuis mon dernier séjour en 2005....Surtout au niveau des infrastructures...Mais la circulation à Yaoundé est toujours aussi folle...La jungle des chauffeurs de taxi...Jamais je n'oserais y prendre le volant...Il faut des yeux partout.

Quelques photos de rue d'abord, pour que vous vous replongiez dans l'ambiance!

J'ai pris ces photos du taxis...Je n'aime pas trop détranger...

La brume sur le pysage...Je pense que c'est la pollution...Beaucoup d'autos, beaucoup de fumées...

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18:50 Écrit par Marinou dans photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cameroun, yaounde |  Facebook |

04/06/2009

Agriculture au Nord Cameroun

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Ces photos d'un concours de traction ont été prises en 1990...Je les ai scannées...Mais elles ont perdu de leurs couleurs...

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Voici le résumé d'un colloque organisé en 2002 à Garoua, au Nord Cameroun:

"La traction animale : une innovation en phase d'institutionnalisation, encore fragile"

"La zone des savanes d’Afrique centrale compte 265 000 attelages (40 % des paysans équipés au Tchad, 25 % au Cameroun et 10 % en Centrafrique). La traction bibovine domine. Au Cameroun, 30 % des attelages sont des ânes. Les sociétés cotonnières ont largement promu la traction animale, pour le coton et les vivriers. Elle est surtout utilisée pour le labour à la charrue, secondairement pour les opérations d’entretien et le transport. Elle permet de maîtriser les adventices, agit sur la gestion de l’eau à la parcelle, et contribue à l’entretien de la fertilité par la fumure. L’attelage permet d’augmenter la surface cultivée par exploitation et de diversifier leurs revenus.

Aujourd’hui encore, faute de connaissances et de moyens financiers, les producteurs rencontrent des difficultés pour s’équiper et pour tirer tous les partis de l’attelage. Toute une gamme de services d’appui avait été mise en place via des projets et des sociétés de développement pour promouvoir la traction animale. Aujourd’hui, avec le désengagement des Etats, de nouveaux acteurs se positionnent sur ce « marché » (vétérinaires, forgerons, conseil, crédit…).

Certains ont des difficultés à répondre aux besoins des producteurs, à dégager une rentabilité suffisante et sont demandeurs d’un appui pour leur développement. Alors qu’auparavant il s’agissait d’apporter des réponses techniques au développement, désormais, il faut comprendre les recompositions institutionnelles, saisir l’évolution des besoins, susciter l’innovation et renforcer les coopérations entre les nouveaux acteurs."

Le site où tu pourras lire le détail des interventions.

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/14/29/89/PDF/T531...

 

 

 

20/02/2009

Artisanat en Centrafrique: la sculpture du bois

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Le continent africain souffre d’une pénurie de biens et de services, mais certainement pas d’idées.

La sculpture traditionnelle occupe une place de choix dans l'expression artistique des populations d'Afrique Centrale. Elle participe de la vie quotidienne comme partout ailleurs sur le continent. La différence cependant, se trouve dans le grand nombre de "styles" que l'on peut inventorier et qui coïncide pratiquement avec les noms des groupes humains.

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Dans la forêt équatoriale, au Sud de Bangui, le bois le plus souvent utilisé est l'ébène, un bois noir très dur.

Les sculpteurs travaillent le bois "vert". Le choix, la coupe obéissent à un ensemble et de règles précises. Le sculpteur travaille sans ébauche préalable : il équarrit le bloc au couteau, le taille à la hache, puis exécute les détails de son œuvre à l’herminette. Pour éviter que le bois vert ne se fendille en séchant, on procède au fumage de la pièce puis elle est enduite d’huile de palmier ou de peinture.

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07/02/2009

La guerewol chez les Mbororos

Je vous ai déjà parlé des traditions des Mbororos dans mon article du 15 novembre, Munyal.

J’ai retrouvé des photos de la fête de la Guerewol, à laquelle nous avons assisté lors de la visite de Fanette et Sandro, ma fille et son compagnon, au mois d’août 2002.

 Les Peuhls Mbororos sont traditionnellement des éleveurs nomades et des marchands, dont les migrations les mènent du sud du Niger, au nord du Nigeria, dans le nord-est du Cameroun, au sud-ouest du Tchad et les régions occidentales de la République Centrafricaine.

Une fois l'an, à la fin de la saison des pluies, quand la terre est gorgée d’eau  et les pâturages assez abondants pour supporter un grand nombre de troupeaux et d’hommes, se présente l’unique occasion de se rencontrer pour ce peuple dispersé. En cette circonstance, les éleveurs nomades échangent nouvelles et ragots, se lient d’amitié. C’est aussi le temps de la séduction, la principale opportunité qu’ont  les jeunes dans l’année de s’adonner aux danses érotiques et rencontrer l’amour.

 

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Durant les six jours et les six nuits de la Guerewol, les Mbororos oublient dans l'ivresse de la fête qu'ils sont un peuple en sursis. Pendant toute l'année, les jeunes Mbororos attendent la cérémonie de la Guerewol. Cette grande fête de la pluie dure six jours et six nuits. Chaque clan familial, représenté par ses plus beaux danseurs, s'affronte dans un concours de beauté pour hommes dont le jury est constitué par les plus belles filles nubiles de la tribu. Leur beauté passe par un rictus large découvrant leur belle dentition blanche et leurs yeux doivent rester grands ouverts, laissant ainsi voir le blanc. Ce qui est étonnant, c’est cette faculté de les faire rouler, converger, effectuer d’étranges mouvements allant du ciel vers la terre, largement aidés par la bendore, une puissante drogue hallucinogène. Au terme de cette danse, les couples se forment.

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 Les danseurs confectionnent eux-mêmes leur tenue. Ils passent un pagne de femme ou, plus récemment les robes de femmes venant des surplus d’Europe. Dans le dos pend une chaîne ou un ruban, le barbol. Ils arborent leurs colliers de perles et de coquillages, leurs amulettes.Ainsi, ces rudes pasteurs sont poussés par le culte de leur beauté à féminiser leur aspect. Les femmes n'échappent pas à cet élan narcissique. Les jeunes filles, parées d'innombrables bracelets, se préparent aux rites de la séduction. Après la danse, elles choisiront celui qui, pour une nuit ou pour la vie, partagera sa couche.

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En plus des parures élaborées dont elles sont revêtues, les jeunes femmes Mbororos ornent leurs jambes d'anneaux de bronze superposés et astiqués avec de la boue et du sable. Ces atours étaient, jadis, portés jusqu'au deuxième enfant. Les femmes mariées qui assistent aux cérémonies de la Guerewol font parfois preuve d'une grande liberté de choix et il leur arrive de disparaître avec un beau danseur.

Les canons de beauté sont stricts mais n'interdisent pas une certaine hardiesse dans le choix des parures, tel qu'une calebasse sur la tête ou des lunettes de soleil ultramodernes.