14/02/2009

poésie africaine

 

C'est du Sénégal que sont parties les premières notes de cette partition féminine qui allait bouleverser le choeur du chant africain. Celle qui la première tente le pari est une institutrice du nom d'Annette M'Baye d'Erneville (du nom de sa ville natale). À Paris, elle publie un petit recueil de 20 pages, Poèmes africains, en 1965. L'Afrique indépendante n'a que 5 ans alors que sa littérature approchait déjà le demi - siècle. 50 ans pendant lesquels presqu'aucune voix de femme ne s'était fait entendre.

Ces Poèmes africains de même que Kaddu (paroles) ont le ton nostalgique de la mère Afrique, de ses traditions, de ses tabous, mais portent aussi l'euphorie des indépendances nouvellement acquises :

pilon

"Que ne suis-je Diali                                                       
Maître de la Kora!
Que ne suis-je diseur
Gardien des mots magiques!

Les femmes se serrent les reins, et, de leurs lourds pilons,
Rythment la marche sûre du pays qui se lève.

Tama, Gorong, Dioudioung
Disent aux quatre vents
Que l'Afrique est debout
Et va vers la lumière. "

(Indépendance , Poèmes africains, Kaddu, n.p.)

 

L'euphorie suscitée par cette Afrique debout n'efface pas pour autant les traces des rituels qui se perpétuent :

"Tu es homme, ce soir!             
   
Tu es homme, mon fils!

Par ta chair meurtrie          eafga
Par ton sang versé
Par ton regard froid
Par ta cuisse immobile.

Tu es homme, mon fils!

Par la lame tranchante
Par ton sexe éprouvé
Par ta peur refoulée
Par la terre de tes Ancêtres
"

(Kassacks , chant de circoncision, op. cit.)

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17/01/2009

Désert

Celui qui s'engage dans le désert ne peut revenir sur ses pas. Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure manière d'aller de l'avant ...

Paulo Coelho

Peuhl copie web copie

Ce matin, j'ai lu cette citation sur le blog Mandala....

Elle m'a atteint en plein coeur...et je trouve qu'elle illustre bien mon tableau.

Je vous la livre donc, avec illustration!

Bon week end à tous ceux qui me liront!

 

28/06/2008

OUPS !!!


 

OUPS...

Une terrible fringale me prend en ce début de vacances...

J'avais envie de la partager avec vous!

 

chocolat015 - Copie

15:16 Écrit par Marinou dans poésie, citations | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

13/04/2008

Femme Africaine

 

 

Elle a vu partir ses enfants

Au loin vers l’horizon étrange

Où tant de choses la dérangent

Là-bas vers le pays des blancs.

 

Mais est restée là sans rien dire

Juste à les regarder grandir,

 

Sans jamais dévoiler sa peine,

La femme africaine.

 

Elle s’est souvenue de ses pères

Qui n’avaient pour seule liberté

Que celle de n’être pas bien né

Et qu’on a chassé de leur terre

 

Qu’on a de force et sans raison

Mené vers les champs de coton,

 

Sans oublier le bruit des chaînes,

La femme africaine.

 

Elle, les yeux remplis de tendresse

Et plus solide que tous les hommes

Qui d’interdits la couvrent comme

Ces femmes qu’on couvre de caresses

 

A su guérir de tous les maux

Se saisir de tous les drapeaux,

 

Mais sans jamais cracher sa haine,

La femme africaine.

 

Elle a lorsque la nuit revient

Avec ses étoiles par paquets

Des rêves qu’elle ne fait qu’en secret

De voir de meilleurs lendemains

 

Et des diamants tombés du ciel

Qu’en silence elle garde au fond d’elle,

 

Un diamant d’ivoire et d’ébène,

La femme africaine.

Sébastian

 

16:51 Écrit par Marinou dans poésie, citations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2008

Pourquoi y a-t-il tant d’idiots de par le monde ?

Sagesse Peuhle
Autrefois, il y avait beaucoup moins d’idiots qu’aujourd’hui. Quand il s’en trouvait un quelque part, aussitôt on le chassait du village.
Aujourd’hui, par contre, il faudrait chasser la moitié du village et encore, cela ne suffirait pas. Mais comment se fait-il qu’il y en ait tant ?
Voici comment les choses se passèrent : Un jour, trois idiots qu’on avait chassés pour leur bêtise se retrouvèrent à une croisée de chemins et se dirent : " Peut-être arriverons-nous à quelque chose d’utile en réunissant l’intelligence de trois têtes stupides. Et ils poursuivirent leur chemin ensemble.
Peu de temps après, ils arrivèrent devant une cabane d’où sortit un vieil homme. " Où allez-vous ? " demanda celui-ci. Les idiots haussèrent les épaules : " Là où nous porteront nos jambes. On nous a chassés de chez nous pour notre bêtise. " Le vieux répliqua : " Alors, entrez. Je vais vous mettre à l’épreuve. "
Il avait trois filles tout aussi bêtes et se montrait donc compréhensif. Le lendemain, il demanda au premier idiot : " Va à la pêche ! " Et au deuxième : " Va dans les fourrés et tresse des cordes ! " Puis au troisième : " Et toi, apporte-moi des noix de coco ! "
Les idiots prirent un carrelet, une hache et un bâton et se mirent en route. Le premier s’arrêta au bord d’une mare et se mit à pêcher. Quand son carrelet fut plein, il eut tout d’un coup soif. Il rejeta tout le poisson dans l’eau et rentra boire à la maison. Le vieux lui demanda : " Où sont les poissons ? " " Je les ai rejetés à l’eau. La soif m’a pris et j’ai dû vite rentrer pour me désaltérer. " Le vieux se fâcha : " Et tu ne pouvais pas boire à la mare ? " " Tiens, je n’y ai pas pensé. "
Pendant ce temps, le second idiot avait tressé un tas de cordes et se préparait à rentrer. Il s’aperçut qu’il n’avait pas de corde pour les attacher. Alors, il courut en chercher à la maison. Et le vieil homme se fâcha encore : " Et pourquoi n’as-tu pas attaché ton tas avec l’une des cordes ? " " Tiens, je n’y ai pas pensé. "
Le troisième idiot grimpa sur un cocotier et montra les noix de coco à son bâton : " Tu vas jeter par terre ces noix, compris ? " Il descendit et commença à lancer le bâton sur le cocotier, mais il ne fit tomber aucune noix. Lui aussi rentra à la maison bredouille et une fois de plus, le vieux se fâcha : " Puisque tu étais sur le cocotier, pourquoi n’as-tu pas cueilli les noix à la main ? " " Tiens, je n’y ai pas pensé. "
Le vieux comprit qu’il n’arriverait à rien avec les trois sots. Il leur donna ses trois filles pour femmes et les chassa tous. Les idiots et leurs femmes construisirent une cabane et vécurent tant bien que mal. Ils eurent des enfants aussi bêtes qu’eux, les cabanes se multiplièrent et les idiots se répandirent dans le monde entier.

 

08:00 Écrit par Marinou dans poésie, citations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2008

Regards d'enfant

 

 

Ton regard reste gravé
En mon regard noyé ;
La tristesse qui les assombrit
Ressemble à ton innocence meurtrie,
A ce pâle sourire figé
Sur ton visage défiguré,
Et mon coeur se fane
Lorsque tu hurles à mon âme
Ton appel au secours,
Ton appel à l'amour !

 

Véronique Audelon

 

enfants, travail marianne

 

 

Merci à Marianne pour l'aide apportée dans la réalisation de ce montage!

 

09:04 Écrit par Marinou dans poésie, citations | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/03/2008

Le Jaseur Boréal

 

Vendredi soir, je suis allée écouter le Jaseur Boréal

J'en suis ressortie le coeur gonflé de bonheur

Les yeux pétillants de sa joie

Les mots avec lesquels il jongle

dansent encore dans mon coeur

Merci à toi,  Julos  

 

Depuis qu’Lumumba fut tué
Pour avoir dit sa vérité
Depuis qu’Lahaut est là en haut
Parce qu’il avait parlé tout haut
Depuis qu’on étouffa une fille
Dans un avion pour pas qu’elle crie
Les loups ont des têtes de mouton
Derrière les roses y a des chardons

C’est celui qu’est tout en haut

Qui tient le manche de la faux

Si ce que tu dis cause souci,

Tu seras vite raccourci

Celui qui r’garde jouer aux cartes

S’il pète un mot d’trop on l’écarte

Les ptits r’gardants n’ont rien à dire

Su l’ jeu des grands ça c’est bien pire


Celui qui se tient haut perché

Il a le droit d’vous supprimer

De beaux enfants sautent sur des mines

Mais on n’arrête pas la machine

D’autres sont drogués pour tuer

Et la cocaïne les défait

Nous vivons en pleine barbarie

Les soldats violent toujours les filles


C’est celui qui est tout en haut

Qui tient l’manche de la faux

Si ce que tu dis cause souci

Tu s’ras vite raccourci

Celui qui r’garde jouer aux cartes

S’il pète un mot d’trop on l’écarte

Les ptits r’gardants n’ont rien à dire

Su l’jeu des grands ça c’est bien pire


Chez nous un jeune homme fut visé

Tiré comme lièvre en un pré

Pour le diamant Kisangani

A été totalement détruit

Y a des fabriques et des boutiques

De fusils à deux pas d’ici

La mort fait vivre nos ouvriers

L’emploi est sauf, on laisse couler

 

C’est celui qu’est tout en haut

Qui tient le manche de la faux

Si ce que tu dis cause souci,

Tu seras vite raccourci

Celui qui r’garde jouer aux cartes

S’il pète un mot d’trop on l’écarte

Les ptits r’gardants n’ont rien à dire

Su l’ jeu des grands ça c’est bien pire


Des femmes sont tuées à chaque jour

Par jalousie par leurs amours

Y a des p’tites filles qui sont forcées

Et toute leur vie en est gâchée

Y en a d’autres à qui on enlève

Le clitoris, leur vie s’achève

A trois ans, on tourne la page

Leur vivance est déjà veuvage

Tout le monde veut être tout en haut

Pour tenir le manche de la faux

Une fois qu’il l’tient, il veut faucher

Et l’cauchemar de recommencer

Les ptits r’gardants devenus grands

Veulent jouer au grand jeu des grands

Y en a pas un qu’est épargné

Tout le monde veut être le premier


Nous sommes six milliards tout en bas

Maraboutés au nom de quoi

Au nom du pèse, au nom du fisc

Et du sacro saint bénéfice

Mineurs et majeurs détournés

Par des bonimenteurs roués

Qui veulent que nous marchions au pas

Et dans les souliers de leur choix


C’est celui qui est tout en bas

Qui est bien plus fort qu’il ne croit

Si nous le voulons toi et moi

Le cauchemar s’arrêtera

6 milliards de p’tits regardants

Peuvent devenir acteurs puissants

6 milliards de gens conscients

Ensemble changent le cours du temps

JULOS BEAUCARNE

Extrait de l'album Le Jaseur Boréal

 

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