20/07/2011

le baobab

J'éprouve une réelle fascination pour le baobab...

Le Baobab est un arbre mythique et chargé d’histoire, symbole de paix, de non-violence et de longévité.

le baobab n’est pas un arbre ordinaire, de par ses "mensurations" hors normes et la place qu’il occupe au cœur des cultures et croyances du Sahel. Le baobab est aussi appelé "l'arbre magique", "l'arbre pharmacien", "l'arbre de la vie", "l’arbre à palabres", "l’arbre à l’envers" ou encore "l'arbre sens dessus dessous".

Il est considéré comme l’arbre le plus utile du Sahel : il est utilisé pour soigner, pour cuisiner ou encore confectionner des outils, des cordages.

Toutes les parties du baobab - racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines - sont utilisées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles ou artisanales en raison de leurs nombreuses vertus.

 

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Les fruits du baobab sont une source importante de vitamine C (6 fois plus qu’une orange !), analgésiques, anti-diarrhéiques, anti-dysentériques et sont utilisés dans le traitement de la variole et de la rougeole.

Les feuilles, riches en fer et calcium, sont utilisées en compresses ou tisanes.

Les graines contiennent 15% d'une huile riche en acides gras essentiels qui est utilisée dans l'alimentation et en cosmétique. Cette huile est plus riche en protéines que celle d'arachide et elle soulage les douleurs provoquées par les brûlures.

Les coques des fruits, appelés "pains de singe" sont utilisées comme assiettes, plateaux, pour fabriquer des bijoux.

La partie interne de l'écorce contient une matière fibreuse utilisée pour la fabrication de cordages, cordes pour les instruments de musique, paniers, filets, fils de pêche, fibres pour tissus,… Les baobabs ont une capacité remarquable à se régénérer : les prélèvements d'écorce sont très rapidement cicatrisés et une nouvelle écorce se forme.

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Et surtout, le baobab possède une énorme valeur culturelle, sociale et symbolique.

Gardien de la vérité, il peut être utilisé comme "détecteur de mensonges" : lorsqu’une de vos paroles est mise en doute, jurez sous le baobab !

Le baobab est également au cœur de rituels concernant la naissance ou la mort. Il existe des rituels autour du baobab pour faire venir la pluie ou encore pour qu’une femme qui n’arrive pas à avoir d’enfant tombe enceinte. Il sert aussi d'arbre à palabre.

De nombreuses légendes sont construites autour du baobab, souvent les mythes de fondations de villages, de villes ou de royaumes, comme celle de Dakar, au Sénégal.

Le baobab peut vivre plusieurs centaines d’années, jusqu’à 1000 ans et parfois au-delà.

Il est généralement plus large que haut : certains baobabs atteignent 25m de hauteur, mais il est surtout connu pour la circonférence exceptionnelle de son tronc qui peut atteindre 30m !

Le baobab est en outre très bien adapté aux conditions climatiques extrêmes des zones dans lesquelles il vit : arbre « succulent », il est capable d’emmagasiner suffisamment d’eau-jusqu’à 100 000 litres !- dans son tronc pour survivre à de longues périodes de sécheresse, ce qui permet à beaucoup de communautés sédentaires et de tribus nomades de survivre, même en étant loin de tout point d'eau.

            

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 J'étais au Burkina en saison sèche...Les baobabs avaient donc perdu leurs feuilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/02/2009

Artisanat en Centrafrique: la sculpture du bois

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Le continent africain souffre d’une pénurie de biens et de services, mais certainement pas d’idées.

La sculpture traditionnelle occupe une place de choix dans l'expression artistique des populations d'Afrique Centrale. Elle participe de la vie quotidienne comme partout ailleurs sur le continent. La différence cependant, se trouve dans le grand nombre de "styles" que l'on peut inventorier et qui coïncide pratiquement avec les noms des groupes humains.

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Dans la forêt équatoriale, au Sud de Bangui, le bois le plus souvent utilisé est l'ébène, un bois noir très dur.

Les sculpteurs travaillent le bois "vert". Le choix, la coupe obéissent à un ensemble et de règles précises. Le sculpteur travaille sans ébauche préalable : il équarrit le bloc au couteau, le taille à la hache, puis exécute les détails de son œuvre à l’herminette. Pour éviter que le bois vert ne se fendille en séchant, on procède au fumage de la pièce puis elle est enduite d’huile de palmier ou de peinture.

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10/01/2009

Le travail de la femme

J’avais déjà posté un message sur le travail des femmes en Afrique (voir « Femmes… » du 6/02/08)

J’ai retrouvé quelques photos pour compléter cet article.

L’économie villageoise, en Afrique, fait la part belle aux femmes... en termes de quantité de travail!!! Surchargées de tâches, exclues du pouvoir de décision, les femmes subsahariennes n’en sont pas moins celles par qui le progrès arrive.

Les femmes sont le moteur de l’activité et de la production dans l’Afrique subsaharienne traditionnelle, celle des communautés rurales, de l’économie de subsistance, du petit artisanat et des échanges de proximité.

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En route vers Mbandaka, à 8 km ...


De plus, l’implication de la femme noire dans la vie du groupe est multiforme : son rôle productif, reproductif et communautaire : S’occuper des enfants, soigner le bétail, travailler la terre, préparer les repas, vendre au marché, aller au puits chercher l’eau, la porter, s’occuper à nouveau des enfants... tout cela en étant très souvent enceinte.

au puitsAu puits, marché de Mbandaka

Resto Maman Marie-Paule copieLe resto de Big mama,  à Mbandaka

vendeuses oiseaux Au marché, à Mbandaka

Tel est le lot ordinaire de millions de femmes africaines. Actrices principales de la vie collective, elles ne sont, individuellement, que les auxiliaires d’un monde dominé par les hommes. Leur fonction vitale sur le plan économique ne s’accompagne, le plus souvent, d’aucun pouvoir de décision ni de la moindre propriété personnelle. Pourtant, leur compétence en matière de gestion des ressources du foyer se fait chaque jour plus claire, au fur et à mesure que la crise, les guerres, la maladie accroissent le nombre de foyers monoparentaux.

Un peu partout, des ONG ont misé sur la responsabilisation des femmes. Mais le plus souvent, les Africaines ont tendance à se conformer au système traditionnel. Par exemple, Ce sont les hommes qui décident quels outils doivent être achetés, même si les femmes sont la force de travail principale.

Pas à pas, des Africaines travaillent à rendre le continent plus apte à relever ses défis. Il est évident qu’elles doivent compter d’abord sur leurs propres forces.

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Fabrication de paniers destinés à envoyer le poisson fumé, Mbandaka

 

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Vente de lait, Femme Mbororo, Bocaranga, République Centrafricaine