28/05/2010

Kribi...Le paradis!!!

 

J'ai fait un trop court séjour à Kribi....Kribi est la station balnéaire  du littoral, près de l'embouchure de la Lobé. Port de pêche important Kribi se développe depuis l'implantation du terminal du pipe-line qui achemine le pétrole du Tchad depuis le nord du pays. La construction d'un port en en eaux profondes est en projet au sud sur la route de Campo, ce qui n'est pas sans contradiction avec les enjeux écologiques de la région.

Le voyage en car ne fut pas des plus confortable...Mais cela valait réellement la peine...

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J'ai revu avec bonheur les chutes de la Lobé...C'est vrai que si le paradis existe, cela doit être proche de cela...

La piste jusqu'aux chutes peut se faire  en mobylette, ce qui permet de profiter du paysage et de l'ambiance des villages... 

 

 

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Les chutes de la Lobé se trouvent au sud du Cameroun, situées à sept kilomètres de Kribi.

La Lobé se jette dans l'ocan Atlantique par des chutes spectaculaires de plus de 300 mètres de large en période des pluies, elles sont uniques au monde par le fait que le fleuve Lobé se jette directement dans la mer... Le lieu est en voie de classement au patrimoine mondial par l'Unesco.

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01/05/2010

premier mai, un bouquet

En ce premier mai...Plutôt qu'un bouquet de muguets, je t'offre un bouquet de sourires...

Bonne fête

 

Voici Fanny, dites "Ma mémé"

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Luc

Luc-Nathan,

 

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Grace Lynn et Luc-Nathan,

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Et Morena!

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11:56 Écrit par Marinou dans photos | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : afrique, cameroun, yaounde, enfants d afrique |  Facebook |

29/04/2010

retour aux sources

Waouh!!!!

Cela faisait longtemps...

Hibernation oblige....Clin d'oeil

Il fut long cet hiver, très long...Je suis partie au Cameroun pour le clôturer en beauté.

La soeur de mon fils Koul se mariait....j'en ai profité pour me re-sourcer, dans tous les bons sens du terme.

Quel plaisir de retrouver les senteurs, les couleurs et la chaleur africaine.

Je vais quand même joindre quelques photos...

Le Cameroun a changé depuis mon dernier séjour en 2005....Surtout au niveau des infrastructures...Mais la circulation à Yaoundé est toujours aussi folle...La jungle des chauffeurs de taxi...Jamais je n'oserais y prendre le volant...Il faut des yeux partout.

Quelques photos de rue d'abord, pour que vous vous replongiez dans l'ambiance!

J'ai pris ces photos du taxis...Je n'aime pas trop détranger...

La brume sur le pysage...Je pense que c'est la pollution...Beaucoup d'autos, beaucoup de fumées...

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18:50 Écrit par Marinou dans photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cameroun, yaounde |  Facebook |

13/01/2010

Contours du jour qui vient, un livre un auteur...

 

 

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Leonora Miano est née en 1973, à Douala, sur la côte du Cameroun. C’est dans cette ville qu’elle passe son enfance et son adolescence, avant de s’envoler en 1991 pour la France où elle réside depuis.

C’est à l’âge de huit ans qu’elle écrit ses premières poésies. Le roman vient à l’adolescence. Miano attendra longtemps avant de proposer ses textes à des éditeurs. Le temps de posséder une écriture personnelle qui contienne son tempérament et restitue sa musique intérieure. Alors qu’elle a écrit en moyenne un roman par an depuis ses seize ans, ce n’est qu’à trente ans qu’elle songe à faire paraître ses textes, s’estimant enfin prête.


Léonora Miano a voulu qu’il y ait deux lectures possibles de ce texte très dense. Ainsi, le lecteur pourra y lire le récit d’une fillette et de sa mère, l’histoire très universelle de la complexité des rapports mère-fille, dont le motif émaille le livre, avec les couples ravagés de mères et de filles (Musango et Ewenji, Endalé et sa mère, Mme Mulonga et La Demoiselle, Ewenji et Mbambè). Mais au-delà de la déchirure de ces relations, on doit pouvoir lire également le discours qu’adresse une génération entière de jeunes, à une terre qui leur est devenue trop dure, et qui ne sait quel avenir leur offrir. L’auteur prône la quête de soi, l’invention de sa propre destinée par l’individu, dans un environnement où les modèles sont défaillants. L’universalité du propos réside aussi là, dans la mesure où aucune société du monde actuel ne peut faire l’économie d’une véritable interrogation sur l’avenir de sa jeunesse.


L'objectif du texte est de travailler sur la conscience de soi, sur l’idée qu’on se fait de soi-même, et qui permettra ou non de se projeter dans l’avenir. Cette Afrique désaxée qu’incarne la mère de Musango, est ce continent qui ne parvient pas à se remettre de sa rencontre avec l’autre, celui qu’elle a cru supérieur. Elle recherche constamment sa tutelle et son approbation. Les rapports de cette femme avec l’homme qu’elle présente à sa fille comme étant son père, sont, aux yeux de l’auteur, une image des relations qu’entretient l’Afrique avec ses partenaires. Elle leur apporte sur un plateau d’argent ce qu’elle possède de plus précieux : sa propre vie et celle de son enfant. Ensuite, elle se plaint d’avoir été exploitée. Plutôt que de regarder son enfant, elle cherche à déterrer les morts, comme une certaine Afrique, occupée à gémir sur le mal qui lui a été fait, pendant que l’heure tourne.

 

04/06/2009

Agriculture au Nord Cameroun

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Ces photos d'un concours de traction ont été prises en 1990...Je les ai scannées...Mais elles ont perdu de leurs couleurs...

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Voici le résumé d'un colloque organisé en 2002 à Garoua, au Nord Cameroun:

"La traction animale : une innovation en phase d'institutionnalisation, encore fragile"

"La zone des savanes d’Afrique centrale compte 265 000 attelages (40 % des paysans équipés au Tchad, 25 % au Cameroun et 10 % en Centrafrique). La traction bibovine domine. Au Cameroun, 30 % des attelages sont des ânes. Les sociétés cotonnières ont largement promu la traction animale, pour le coton et les vivriers. Elle est surtout utilisée pour le labour à la charrue, secondairement pour les opérations d’entretien et le transport. Elle permet de maîtriser les adventices, agit sur la gestion de l’eau à la parcelle, et contribue à l’entretien de la fertilité par la fumure. L’attelage permet d’augmenter la surface cultivée par exploitation et de diversifier leurs revenus.

Aujourd’hui encore, faute de connaissances et de moyens financiers, les producteurs rencontrent des difficultés pour s’équiper et pour tirer tous les partis de l’attelage. Toute une gamme de services d’appui avait été mise en place via des projets et des sociétés de développement pour promouvoir la traction animale. Aujourd’hui, avec le désengagement des Etats, de nouveaux acteurs se positionnent sur ce « marché » (vétérinaires, forgerons, conseil, crédit…).

Certains ont des difficultés à répondre aux besoins des producteurs, à dégager une rentabilité suffisante et sont demandeurs d’un appui pour leur développement. Alors qu’auparavant il s’agissait d’apporter des réponses techniques au développement, désormais, il faut comprendre les recompositions institutionnelles, saisir l’évolution des besoins, susciter l’innovation et renforcer les coopérations entre les nouveaux acteurs."

Le site où tu pourras lire le détail des interventions.

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/14/29/89/PDF/T531...

 

 

 

15/11/2008

Munyal

 

MUNYAL peut se traduire par le terme français « patience ». Il exprime une aptitude à supporter désagréments et malheurs…

(Il vaudrait peut-être mieux utiliser le terme résignation?  Je ne sais pas...Si quelqu'un peut me renseigner....)

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Le concept du pulaaku, chez le peuple Peul

"Dans l’expression des sentiments, la règle générale dictée par le pulaaku est l’inhibition. Les sentiments doivent être dominés, voire dissimulés, et leur extériorisation évitée à tout prix...

Le pulaaku est l’ensemble des valeurs socio culturelles des Fulbe. Il est à la fois leur manière de vivre et leur raison d’être. C’est donc une éthique qui définit la philosophie et les règles de la vie individuelle et collective.

L’homme pénétré de SEMTEENDE, autrement dit, l’homme capable de régler ses actes avec retenue, réserve, pudeur, dans le sens de l’honneur et qui peut se sentir peiné, gêné, diminué en cas de transgression de cette ligne de conduite, cet homme-là incarne le puulaku ; il est pétri d’éthique peule. Agir dans le sens contraire exprimerait un état primaire. En effet ne dit-on pas que « mo semtataa, ladde mum yaasnde » ? Ce qui littéralement signifie : « Qui manque de SEMTEENDE a un vaste champ d’action. ». SEMTEENDE peut être traduit par HONTE.

A cette dimension fondamentale du pulaaku qu’est le semteende, viennent se greffer deux autres composantes non moins importantes qui sont le MUNYAL et le HAKKIILO

HAKKIILO pourrait être traduit par le terme « intelligence ». Il exprime la capacité d’un individu à pouvoir observer et comprendre son milieu social et naturel pour s’y adapter…

Pulaaku, défini par semteende, munyal et hakkiilo est une valeur identitaire des Peuls. En effet, tout Pullo  est supposé avoir du pulaaku. Certes, il peut faillir dans sa conduite, mais il se distinguera toujours par quelques traits de pulaaku. « Laasel pulaaku seexan non tayataa », quelque mince que devienne la fibre du pulaaku, elle ne rompt jamais."

extraits de Pullorama, édité par le CERCP, Cameroun

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